Harmoniser…au coup de sifflet

Dans le domaine de l’arbitrage comme dans tous les autres, le temps de l’harmonisation est venu au niveau de la Ligue du Grand Est. Pas simple dans un contexte de fortes disparités. Explications avec Stéphane Villemin, le président de la commission régionale d’arbitrage (photo).

« Chaque ancienne commission régionale avait ses habitudes, ses réalités géographiques, malgré tout, nous travaillons bien ensemble avec mes collègues Philippe Paulet et Bernard Tournegros », explique Stéphane Villemin, le président de la toute nouvelle commission d’arbitrage composée de 35 membres. La LGEF compte plus de 3000 arbitres dont 400 arbitres de Ligue désormais organisés par pôles. « Il a fallu mettre en place la filière de l’élite régionale qui officie en National 3, on a aussi réussi à organiser six stages au niveau Grand Est », poursuit le président. Ce sera d’ailleurs le cas ce samedi au Creps de Nancy où seront réunis les meilleurs arbitres assistants de la LGEF.

Mais le chantier est loin d’être achevé. « Nous devons tendre à une uniformisation des situations. C’est le cas du montant des frais d’arbitrage, c’est le cas de la caisse de péréquation et des modalités d’indemnisation des arbitres, mais c’est le cas aussi du statut de l’arbitrage. Nous avions en Ligue de Lorraine un statut plus contraignant, mais aussi le plus fort ratio d’arbitre au prorata du nombre de licenciés. Il faut qu’on s’en inspire, mais qu’on trouve le bon rythme pour le faire », poursuit Stéphane Villemin. Un groupe de travail ouvert à plusieurs présidents de clubs sera créé prochainement et devra rendre ses conclusions au printemps prochain.

Et puis, il y a tous les sujets de préoccupation de l’arbitrage : la féminisation progressive, les référents, « un dispositif intéressant mais qui aurait besoin sans doute d’un second souffle », estime Stéphane Villemin qui insiste encore sur la place de l’arbitre au sein du club. « Nous le répétons sans cesse dans tous nos stages. L’arbitre fait partie d’un club dont il ne doit pas se couper. Cela fait partie de la fidélisation, de la reconnaissance des arbitres, il y a beaucoup à faire dans ce domaine ».

Par Stéphane Heili

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