Une D2F 5 étoiles

Publié le 07/09/2017

C’est l’heure de la rentrée pour les équipes féminines évoluant en D2 ! Ce dimanche 10 septembre, les cinq équipes du Grand Est, réparties dans les deux groupes, seront sur le pont avec le même objectif : démarrer la saison de la meilleure des façons. Tour d’horizon.

La Ligue du Grand Est sera l’une des deux ligues les plus représentées* en D2 féminine cette saison. Ainsi, le FC Metz et le Stade de Reims figurent dans le groupe A, tandis que l’ESAP Metz, l’AS Nancy Lorraine et le FC Vendenheim joueront dans le groupe B.

Les Rémoises n’auront pas le temps de se poser trop de question à l’entame de cette édition 2017/2018 puisqu’elles devront se déplacer sur la pelouse du dauphin de Lille la saison passée, La Roche-sur-Yon. 5e au terme des deux derniers championnats, les Marnaises avaient effectué un cycle retour de haut vol (7G2N2D) sous l’impulsion d’Amandine Miquel, coach arrivée au mois de janvier. Nul doute qu’elles auront leur mot à dire dans ce championnat, d’autant que peu de départs ont été actés, 4 au total. « Il n’y a pas eu de départs involontaires » précise l’ex-Niortaise, qui porte également la casquette de coordinatrice. Mieux, le Stade de Reims s’est renforcé, avec notamment les arrivées de  la défenseur italienne Giorgia Spinelli en provenance de l’Inter Milan (Série B) que l’on découvrira, et surtout de Mélissa Gomes. L’attaquante, auteure de 22 buts en D2 la saison passée sous les couleurs de VGA Saint Maur n’est autre que la meilleure buteuse en titre. « Je pense qu’on a une équipe plus compétitive que la saison dernière, analyse Amandine Miquel, peut-être plus complète aussi sur tous les postes, on a vraiment deux joueuses par poste de niveau conséquent ».

Redescendu de D1 qu’il avait rejoint en 2016, le FC Metz n’aura donc pas la tâche facile pour reprendre l’ascenseur, vers le haut cette fois. C’est en tout cas l’objectif affiché par les Grenats qui démarreront également leur championnat à l’extérieur, du côté d’une équipe lorientaise qui a sauvé sa tête à ce niveau en remportant ses deux rencontres de barrage face à Orvault (2-1 ; 0-4). Et si les messines accueilleront Arras la journée suivante à Algrange, elles devraient rapidement pouvoir se produire dans leur ville, la fin des travaux dans le stade Dezavelle devant être achevés sous peu. Côté effectif, peu de changements sont à noter dans le groupe de David Fanzel qui outre 4 départs et 4 arrivées, enregistre les retours de prêt Messaouda Benabdelhak et Mathilde Dijon après une pige à l’ESAP. Deux clubs voisins qui ne se retrouveront donc pas en championnat.

« Ça nous aurait permis de rester à la maison plus longtemps le dimanche et d’aller au stade tranquillement plutôt que de devoir préparer un long déplacement » lâche Kadidja Bettahar. Mais il y aura déjà fort à faire dans cette poule B où l’ASSE est descendue de D1, sans compter Toulouse ou Dijon.  Promues l’année dernière, les messines ont dû attendre l’ultime journée pour s’assurer de ne pas disputer les barrages. Durant l’intersaison, l’ESAP a vu 5 éléments s’en aller tout en accueillant 7 nouvelles, dont 4 en provenance des voisines fécémistes, alors que les Mosellanes espèrent encore voir arriver la joueuse de côté Macoura Diabaté (FC Domont). Un groupe étoffé qui ne déplaît pas à l’entraîneur. « J’ai 18 filles qui, pour moi, devraient être sur la feuille de match. Ça va être un casse-tête chinois de n’en mettre que 15 » sourit Kadidja Bettahar.

Il y aura tout de même un derby puisque les Nancéiennes sont de retour dans l’antichambre de l’élite féminine française. Relégué l’an passé lors du passage de la D2 de 3 à 2 groupes, l’ASNL n’a laissé aucune chance à ses opposantes de R1 en enchaînant 18 victoires en 18 matchs. Les Meurthe-et-Mosellanes se sont faits peur lors du match aller de barrage, perdu 2-1 contre Mérignac, avant d’aller chercher une victoire synonyme de montée (2-5). Le club au chardon s’est forcément renforcé pour à minima se maintenir, mais il croyait aussi frapper un grand coup en annonçant la venue de la gardienne internationale chinoise, Fei Wang. Malheureusement pour Paco Rubio et ses joueuses, l’ancienne lyonnaise ne s’est finalement pas engagée et Nancy cherche un dernier rempart. En attendant, c’est Solenne Fernandez ou Maud Capitao, 19 ans toutes les deux, qui devraient garder les cages.

À Vendenheim, c’est Pauline Urbain qui débarque du FC Metz pour succéder à Manon Heil dans les buts alsaciens. Alors qu’à l’autre bout du terrain l’ex-rémoise Alexandra Banner sera chargée de scorer, Lionel Mack ne pourra pas compter sur une autre de ses recrues. Victime d’une rupture des ligaments croisés, la défenseur Noémie Freckhaus, de retour au club cette saison, ne rejouera pas avant 2018. Un manque que les Fédinoises n’ont pas souhaité combler par une arrivée. « On mise sur les forces un peu plus jeunes du club », précise le coach en faisant référence notamment à Lisa Hechinger, 17 ans. « Elle a fait ce qu’il fallait en préparation en tout cas pour que je puisse l’intégrer ». 5e la saison dernière, Les Rouges et Blanches démarreront sur le terrain des promues d’Ambilly, à Gaillard, avant de jouer coup sur coup Toulouse, Grenoble, Saint-Etienne et Nîmes. « Les 6 premières semaines vont être capitales, elles vont donner le tempo de notre saison, évalue le tacticien. Si on arrive à être performant sur ces matchs-là, on gagnera un capital confiance qui ferait qu’on puisse savoir quel est notre niveau, et à quoi on peut prétendre cette année ».

*Comme la LGEF, la Ligue Auvergne Rhône Alpes compte 5 porte-drapeaux : AS Saint-Etienne, Yzeure, Aurillac, Grenoble Foot 38 et Croix de Savoie Ambilly.


Le programme :

Groupe A :

FC Lorient / FC Metz à 14h30

ESOF La Roche-sur-Yon / SD Reims à 15h00

Groupe B :

ASNL / FC Toulouse à 13h00

ESAP Metz / FC Aurillac Arpajon à 13h00

Croix de Savoie Ambilly / FC Vendenheim à 15h00

Par Robin Jaeglé

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