Souvenirs de Mondial… David Régis et la sélection américaine

Publié le 12/06/2018

David Régis est aujourd’hui âgé de 49 ans. Son nom ne vous dit peut-être rien et pourtant, le solide défenseur franco-américain, d’origine martiniquaise, compte à son actif deux participations à la coupe du Monde avec les Etats-Unis (1998 et 2002). David Régis (photo ussoccerplayers.com) est d’ailleurs un habitué du Grand Est, où il a évolué avec le RC Strasbourg (1993 à 1996), le FC Metz (1998 à 2002), l’ESTAC Troyes (2002/2003) et où il entrainera l’ASPSF Thionville (R3) la saison prochaine. Retour sur les moments les plus marquants de ses deux coupes du Monde…

« J’étais comme un gamin, quand l’hymne américain retentit. On ne peut pas se rendre compte de la sensation que cela procure, c’est tout simplement indescriptible ». David Régis, loin de s’imaginer pouvoir vivre un tel évènement, dispute sa première coupe du Monde avec les États-Unis en 1998, en France : « Je n’ai jamais été impressionné, je suis toujours allé de l’avant dans ma vie. Je me disais qu’il s’agissait d’une compétition quelconque, que j’avais déjà pu vivre des moments forts dans ma carrière, mais j’avais tort. Voir ce que cela procure aux supporters présents pour nous soutenir, à toute une nation, c’est inimaginable. J’ai pris conscience de cela lors du premier hymne, je pouvais ressentir tout le poids d’une nation sur mes épaules, je n’avais jamais vécu une telle sensation ».

Pourtant, avant de pouvoir vivre ce moment unique, l’homme aux 27 sélections se souvient de situations plutôt coquasses : « Quand on faisait nos matchs de qualification pour la coupe du Monde, par exemple au Costa Rica ou au Guatemala, il y avait une tension inimaginable. Nous étions sous protection permanente. Sur le coup, on se demande ce qu’on fait là, mais après ce sont des souvenirs qui restent gravés. » Pendant les coupes du Monde 1998 et 2002, David Régis se souvient d’un groupe détendu, avec une joie de vivre ensemble incroyable : « Je me rappelle dans les vestiaires, on avait la musique à fond, les joueurs ne se prenaient pas la tête, on était juste heureux d’être là, on voulait profiter au maximum. Par exemple pendant les causeries du sélectionneur, des joueurs arrivaient avec deux ou trois hamburgers, cela n’était pas un manque de respect envers lui, absolument pas, mais on avait une telle ambiance dans ce groupe qu’on en profitait pour faire des enfantillages ».

Désormais sur le banc, David Régis est de retour dans la région où il entrainera l’ASPSF Thionville en Régional3 Lorraine, la saison prochaine, après une expérience intéressante à la tête de la sélection martiniquaise durant six mois. Le technicien veut apporter toute son expérience dans un projet auquel il croit dur comme fer : « J’espère pouvoir transmettre mes acquis à l’équipe. On a comme objectif, avec le président, de monter dès l’année prochaine. Je veux délivrer un message, d’un football plaisir et sans prise de tête, comme ce que j’ai pu connaître avec la sélection américaine ». Et en attendant la reprise, le franco-américain va pouvoir vibrer au rythme du Mondial ces prochaines semaines.

Marc Vervinck

Par Olivier Teissère

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